Mes nouvelles habitudes alimentaires

Maman Marine Changements Alimentaires

Cette année j’ai décidé de mieux manger et de me mettre en cuisine (je ne sais pas si vous vous souvenez, cela faisait parti de mes résolutions 2018). Je vous raconte ici pourquoi et comment j’ai réussi à rapidement changer mes habitudes alimentaires.  

Pour résumer un peu la situation: j’ai toujours eu le palais d’un enfant de 7 ans, donc en dehors des pâtes, des pizzas, du fromage et des biscuits apéro (et de quelques légumes quand même), je ne mange/cuisine pas grand chose. Mais voilà, 2018, c’est l’année des grands changements parce que je suis maman et que j’aimerais montrer le bon exemple à mes enfants, parce que j’ai conscience que la nourriture a un impact direct sur notre santé, parce qu’en mangeant des pâtes tous les jours, j’ai quand même un peu l’impression de passer à côté de plein de choses délicieuses, et parce que j’ai une amie nutritionniste qui m’aide… Je n’ai plus aucune excuse !

Je n’ai jamais été réfractaire à l’idée de manger un peu plus « healthy », au contraire, mais je n’ai jamais eu aucune motivation pour apprendre à cuisiner de cette manière. Pour tout vous avouer, je n’ai jamais été très intéressée par le fait de cuisiner tout court. Pourtant j’ai grandi dans une famille qui aime cuisiner, j’ai tout ce qu’il faut chez moi pour oeuvrer. Mais ma flemme, mon manque de motivation, de temps et d’imagination me rattrapent toujours. Et puis j’ai pu y échapper facilement en aimant manger les mêmes choses tous les jours… J’imagine ce que vous devez penser en me lisant, moi-même je suis un peu effarée en écrivant ces mots: comment ne pas m’être lassée plus tôt de ce mode alimentaire sans aucune diversité ? Je ne sais pas… Cela étant (pour ma défense !), j’ai toujours eu envie au fond de moi de m’y mettre et l’arrivée de Charles m’a clairement poussée à sauter le pas. Si je dois apprendre à cuisiner pour ma famille, autant commencer à apprendre en adoptant tout de suite les bons réflexes. 

Mais voilà, par où commencer ? Je ne connaissais aucune règle de nutrition ou comment manger équilibré sans avoir l’impression de me sous-nourrir, comment cuisiner des légumes sans que cela soit fade, je ne savais pas comment utiliser les herbes aromatiques et les épices. Dès que je rentrais dans un magasin bio, je ressortais aussi vite car l’odeur de ses magasins me donnait la nausée (suis-je la seule dans ce cas ?!)… Bref, j’avais mille interrogations, l’impression que le chemin serait long et je ne savais surtout pas par où commencer ! Et c’est là qu’intervient Marion, mon amie nutritionniste.

Pour commencer, Marion m’a expliqué quelques petites règles simples, comme les choses à faire et à ne pas faire, ce qu’il est important d’avoir dans son placard, ou comment remplacer certains aliments qui nous font plus de mal que de bien. Par exemple, on remplace le sucre par du miel non pasteurisé ou par du sirop d’érable. Les pâtes de blé peuvent être remplacées par des pâtes de riz complet ou au sarrasin, le beurre par du beurre d’amandes, la crème fraiche par du lait de coco, privilégier les oléagineux pour un en-cas plutôt que des gâteaux industriels, cuisiner à l’huile de coco vierge, etc. Elle m’a donné plein de petits conseils faciles à adopter, qui, au final, ne prennent pas plus de temps qu’avant mais qui changent réellement mes habitudes alimentaires. Le tout est de faire une grande liste de ce dont on a besoin et d’aller faire ses courses. Une fois que l’on a tout dans nos placards, c’est plus simple de commencer à « mieux » cuisiner.

J’ai donc décidé pendant une semaine de suivre un « mealplan » que Marion a spécialement conçu pour moi selon mes goûts. Le but n’étant pas de totalement changer mes habitudes alimentaires mais de cuisiner des plats gourmands avec de « bons » ingrédients, de mieux organiser mes repas (essayer d’établir quelques menus à l’avance), manger plus léger le soir, remplacer quand on le peut certains ingrédients comme mentionné plus haut, prendre un vrai petit-déjeuner (je ne petit-déjeunais pas habituellement et mangeais beaucoup le soir… Oui oui, je sais…), boire beaucoup d’eau (ah oui, j’ai oublié de vous préciser que je fais partie de ces gens qui n’aiment pas boire de l’eau), ne pas grignoter (je grignote peu habituellement, je pense que c’est ce qui m’a sauvé côté poids ces dernières années), préparer en plus grosses quantités mes repas et congeler une partie, etc. Marion m’a aussi aidée à me réconcilier avec certains aliments, en m’apprenant à les cuisiner autrement. Si vous voulez plus de précisions sur mon « mealplan », Marion a écrit un article à ce sujet, voici le lien : Marion Nutrition.

Au final, qu’est-ce qui ressort de cette semaine ? Ce « mealplan » m’a aidée à prendre conscience que ce n’était pas si difficile de cuisiner et qu’il s’agissait surtout de prendre de nouveaux réflexes. J’ai donc décidé de connaitre par coeur une bonne vingtaine de nouvelles recettes que je pourrai cuisiner facilement et de suivre les petites astuces de Marion au quotidien. J’ai aussi investi dans un gros robot pour m’aider (faire des soupes par exemple), et c’est très pratique !

D’un autre côté, parce que je prône l’équilibre (et ce pour tout), je continue à manger parfois des choses grasses, avec du gluten et/ou avec du sucre. Je n’ai pas envie que ces nouvelles habitudes alimentaires riment avec « restriction », je ne me passerai jamais d’un bon plat de spaghetti bolognaise ou d’un bon gâteau au chocolat si l’occasion d’en manger se présente. Mon palais a encore un peu de mal à s’extasier devant des « quiches sans pâte » ou des gâteaux « sans gluten, sans sucre et sans oeuf » (même si je me doute que cela ne doit pas être mauvais, là n’est pas la question). Si je décide de manger une pâtisserie, je veux pouvoir le faire sans culpabiliser. C’est dans cet état d’esprit que je veille à ne pas être jusqu’au boutiste dans mon régime alimentaire (comme devenir vegan ou ne manger que du bio par exemple), je ne veux pas être tyrannisée par la nourriture et culpabiliser si je fais une « entorse » à ma nouvelle routine alimentaire.
Je change donc certaines de mes habitudes, j’adopte de nouveaux réflexes, j’essaie de réduire ma consommation de gluten et de sucre, je veille à manger plus sainement, MAIS je prendrai toujours du plaisir à déguster une bonne raclette avec un bon verre de vin ! On me dit souvent qu’un jour je n’aurai plus envie de manger tout ça, pour le moment, ce n’est pas du tout le cas et j’aimerais que cela reste ainsi. 

 

8 réflexions sur “Mes nouvelles habitudes alimentaires

  1. Le passage sur l’odeur des magasins bio m’a bien fait rire et cette anecdote n’est pas anodine à mon sens.

    Avant de rééquilibrer mon alimentation je trouvais aussi que les magasins bio sentait une odeur très bizarre. Mais quand tu apprends à manger des choses différentes (personnellement je mange toujours des pates « normales », de la crème fraîche…), tu apprécies cette odeur qui est celle d’aliments que tu ne connais pas mais qui sont enfait supers bons !

    Aujourd’hui j’ai ce même dégoût, mais dans les supermarchés. Pendant ma grossesse, où c’était exacerbé, j’ai même vomi dans un Franprix ! ><

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  2. Ah mais je suis tellement d’accord avec le fait de ne pas devenir extrémiste de la nourriture ! Déjà parce que c’est socialement compliqué, ensuite parce que j’ai peur de ne plus être capable de digérer des aliments gras et sucrés si je restreins toute mon alimentation. Par contre, sur le sujet du bio, je trouve ça normal de ne rien acheter d’autre quand on sait que culture conventionnelle rime avec destruction des sols, appauvrissement de la qualité nutritionnelle des aliments et résidus de pesticides !

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  3. coucou, ça s’appelle l’équilibre alimentaire ce que tu décris la!!! améliorer ses habitudes alimentaires sans tomber dans le trop. Il y a une blogueuse que j’adore qui est coach d’ailleurs Lucile Woodward, j’adore sa façon de penser 80% healthy, 20% de crash. Rien ne sert de se priver, et j’en sais quelquechose, tu craqueras un jour enfin voilà je découvre ton blog et j’adore ce que j’y lis

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  4. C’est un super début Marine,
    Moi aussi j’ai fait le virage dès que je suis tombée enceinte il y a 3 ans .
    Et puis petit à petit j’ai commencé à m’intéresser à la nourriture et à ses impacts sur la santé à moyen et à court terme. Trop de gens jeunes autour de moi sont touchés par des cancers… J’ai eu déclic même si cela s’est fait progressivement au fil de mes lectures (plus scientifiques car ce sont les seules qui peuvent convaincre).

    Aujourd’hui, je ne fais mes courses que dans les enseignes bio, à part PQ et l’eau 😉 et je suis végétarienne à tendance végétalienne 90% du temps. J’ai tourné le dos au sucre raffiné aussi.
    Je n’aime pas les pâtisseries, dieu merci. Je manges des dates et des fruits!

    J’ai gardé quelques aliments qui me font plaisir de temps à autre (fruits de mer, sardines, un bout de fromage de chèvre, un œuf tous les 6 mois lol… ).
    Je cuisine que du frais tous les jours . C’est possible même étant super active (je suis consultante en RH).
    J’ai découvert plein de nouvelles céréales (riz rouge ou noir de Camargue ou Italie, du fonio, du sarrasin, du quinoa, du millet. J’ai découvert plein légumes aussi !
    J’ai du coup habitué mon loulou à ce mode alimentaire dès les 12 mois et aujourd’hui il préfère des tomates -cerise ou des morceaux de pomme à la place de gâteaux, biscuits et co. Son palet ne connait pas bcp les goûters classiques (à part à la crèche).

    Je suis persuadée que nos enfants sont les reflets de nous même en terme de nourriture également et que l’éducation alimentaire doit commencer dès la première année de leur vie. Donnez des gâteaux à un petit , c’est habituer son palet au sucre et le rendre accro plus tard. Mon fils de 33 mois voit des bonbons et dit « beurk ». Victoire pour le moment. Je sais que cela peut changer avec l’école mais on va continuer à veiller en famille sur l’éducation alimentaire et les bonnes habitudes.

    Comme tu le dis très bien, pour les adultes c’est bcp plus dur de changer leur habitudes alimentaires et que tu continueras de manger ce qui te fait plaisir. Les adultes font ce qu’ils veulent.

    Personnellement, j’ai décidé de garder ce que j’aime mais ce qui est plutôt sain (chèvre, brebis, fruits de mer locaux). Manger les produits de la vache, en plus des hormones dans le lait et le fromage, qui peuvent déclencher des cancers, c’est un désastre écologique planétaire (voir le film de L. Di Caprio « Avant le déluge » et aussi « What the health » – sur Netflix).

    J’ai également choisi de ne pas donner du lait de vache adapté à mon fils (après le sevrage du sein à 9 mois) mais du lait de chèvre « Premibio » et il se porte à merveille. Il est rarement malade et quand un virus le touche en 2 jours c’est plié.

    Le travail d’éducation peut et doit être fait sur nos petits pour qu’ils apprennent à mieux manger en grandissant et pour leur éviter, dans la mesure du possible, des troubles alimentaires plus tard ou juste pour leur éviter une alimentation pas forcément saine et pauvre en bons aliments. Je me suis réveillée à 35 ans. Mieux vaut tard que jamais…
    Et je mangeais un peu comme toi avant.

    Je partage les livres qui m’ont aidé à passer à « whole food plant based diet » (je ne sais pas comment le dire en fr).
    Anticancer (le déclic!)

    L’enquête Cambel (ou China Study)
    https://www.amazon.fr/Lenqu%C3%AAte-Campbell-T-Colin/dp/2290086193/ref=sr_1_sc_1?s=books&ie=UTF8&qid=1519745928&sr=1-1-spell&keywords=china+stydy
    Changer d’alimentation

    Bon courage et ne lâche pas !
    J’ai plaisir de te suivre.

    Dona

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  5. Merci pour ce partage!! C’est amusant de lire ton cheminement!! De mon cote, j’essaye de ne plus acheter de produits préparés / industriels, sauf pour les plaques de chocolat et les biscuits, là c’est impossible! Si le courage t’en dit de partager avec nous ta vingtaine de recettes healthy.. merci!! Car en tant que maman aussi, la course contre le temps se solde souvent par un délaissement de la cuisine… Et sinon quelle marque de robot as-tu choisi? Merci et belles nouvelles aventures culinaires.

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  6. Ah j’ai oublié, il est indispensable que le conjoint suive ce courant de changement à tes côtés. L’exemple doit être entier et dès deux côtés pour l’enfant.
    Mon chéri y est arrivé car a lu les livres que j’ai lus et car il est curieux et tout ce qui touche à la santé l’intéresse …

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    1. Coucou Dona!

      En fait je n’avais pas vu qu’il fallait que je l’approuve car il est long (ça doit être pour éviter les spams!).
      Merci à toi pour tous tes mots, tes encouragements et tes liens!
      Je suis d’accord, c’est important que la prise de conscience se fasse à deux. Mon conjoint me suit dans mes nouvelles habitudes alimentaires, il est très heureux de me voir changer certaines choses, il m’encourage, et parallèlement il est aussi très content que je continue à manger de tout car on aime beaucoup aller au restaurant! 😉

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