Mon allaitement

Maman Marine Allaitement

L’allaitement a toujours été pour moi une évidence. Je me suis posée peu de questions à ce sujet, j’imaginais l’allaitement comme quelque chose de naturel et de simple. Il me semblait important d’allaiter pour tous les bienfaits qu’apporte notre lait au bébé et pour vivre cette relation unique entre une mère et son enfant. Je suis donc un peu tombée des nues quand quelques mamans proches m’ont parlé des difficultés de l’allaitement. Lors de mes séances de préparation à l’accouchement, le discours de la conseillère en lactation a confirmé ce que j’entendais: il fallait s’accrocher car l’allaitement pouvait être dur et compliqué. Je suis donc partie d’un postulat simple: j’allaite, mais si cela se passe mal (pour Charles ou pour moi), j’arrêterai rapidement, il était hors de question que je m’acharne dans cette voie.

Par chance, Charles a tout de suite très bien pris le sein et j’ai eu beaucoup de lait. Tout se passait pour le mieux au niveau physiologique mis à part un petit REF (réflexe d’éjection fort) qui lui donnait des gaz. De retour à la maison, c’est psychologiquement que cela n’a pas été très simple à gérer. Malgré l’évidence que cela avait été pour moi d’être une mère allaitante, je me suis sentie très rapidement oppressée dans ce rôle.

Les deux premières semaines ont été les plus difficiles. Je prenais conscience que j’étais la seule personne à pouvoir subvenir aux besoins de mon enfant. Je devais être disponible H24 pour lui, cette responsabilité était pour moi difficile à endosser parallèlement à tous les autres chamboulements qu’il y avait dans ma vie avec l’arrivée de Charles. C’était difficile à avouer mais par moment je me sentais acculée. « Et si je suis trop fatiguée une nuit et que je n’ai pas la force de me lever pour l’allaiter, que se passera-t-il? ». Cette question passait en boucle dans ma tête le soir avant d’aller me coucher, je culpabilisais d’embrasser cette responsabilité avec appréhension plutôt qu’avec joie. L’allaitement, ce n’est pas simplement être en symbiose avec son bébé pendant les tétées, mais c’est aussi se dire que son bébé dépend constamment de nous. Après avoir été déboussolée par toutes ces nouvelles contraintes, avec le temps, je m’y suis faite, je suis devenue un petit robot de nuit, je me réveillais sans trop de mal, j’arrivais à me rendormir dans la minute où je reposais Charles dans son lit (un grand merci aux hormones qui nous aident bien!).

Et puis au bout de six semaines, au petit matin, j’ai ressenti une douleur effroyable au sein et une montée de fièvre, j’étais exténuée, à bout de force, je faisais une mastite. Comme si mon corps me lâchait, il fallait que je me rende à l’évidence: je ne pouvais plus continuer, c’était trop, j’avais besoin d’aide, d’être relayée. Même s’il m’est arrivé de tirer mon lait afin de passer le relais par moment, cette solution ne suffisait plus, passer à l’allaitement mixte s’est imposé comme une évidence, en plus je commençais à manquer de lait, Charles pleurait à chaque fin de tétée (il avait un pic de croissance). J’ai alors pris cette mastite comme un signe, inconsciemment cela m’a permis aussi de ne pas culpabiliser quand je n’ai rien fait pour relancer mon allaitement. Comme je me l’étais promis, si l’allaitement devenait trop compliqué, j’arrêterais.

Charles prenait sans difficulté le biberon et réagissait très bien au lait maternisé, il commençait à avoir moins de gaz et à plus dormir la nuit. Étonnamment tout était plus simple avec le biberon, j’ai donc évité de stimuler ma lactation (j’alternais, un biberon/une tétée/un biberon/une tétée), l’allaitement mixte a duré deux semaines. Dans la foulée, nous avons décidé de mettre Charles dans sa chambre (il dormait jusqu’ici dans un lit cododo collé à notre lit). Et miracle: Charles a commencé à faire ses nuits (22h-7/8h). Je ne sais pas si c’est dû au fait qu’il ait été plus calé avec les biberons, ou parce qu’il n’avait plus du tout de gaz (il se tortillait beaucoup la nuit quand je l’allaitais), ou simplement une coïncidence.

En y réfléchissant avec du recul, c’est l’aspect « astreignant » de l’allaitement qui m’a le plus gênée et auquel je ne m’étais pas particulièrement préparée. Je ne vais pas vous mentir, je passais de ma vie de femme enceinte « sans contrainte » (à faire des grasses matinées, des siestes, à regarder des séries ou à bouquiner toute la journée en mangeant ce que je voulais, et le tout sans culpabiliser), à une vie où toutes les 2h je devais répondre aux besoins de mon petit Charles, en étant réveillée par des pleurs, épuisée par l’allaitement et mal en point à cause de ma césarienne. Sous peine de paraitre égoïste, passer au biberon a été extrêmement libérateur pour moi. Je me suis sentie plus légère, j’ai aussi eu l’impression que mon rôle de maman prenait une autre dimension, je n’étais plus qu’une mère nourricière. Mon conjoint pouvait également partager des instants avec Charles en lui donnant le biberon, nous trouvions beaucoup plus notre équilibre dans ce nouveau schéma.

J’ai également pu retrouver mon corps, ce sentiment que j’avais perdu depuis le début de la grossesse. Enfin mon corps n’appartenait qu’à moi, je pouvais enfin manger ce que je voulais et boire un petit verre de vin, prendre soin de mon corps en me reposant un peu, mes seins ne me faisaient enfin plus mal. Et oui, je n’étais plus obligée de porter un soutien-gorge d’allaitement la nuit et de mettre des coussinets pour éviter les fuites. Sans parler de ces moments où l’on se réjouit de voir que notre bébé saute une tétée la nuit et rapidement déchanter car la douleur de nos seins est telle qu’elle empêche de dormir… Ne plus être dans le calcul (quel sein ai-je donné la dernière fois ? Est-ce que qu’il a assez bu ? Etc.), se demander comment allaiter un public (c’est un point qui me gênait beaucoup). Je dois me rendre à l’évidence, arrêter l’allaitement m’a simplifié la vie: je donne 4 biberons par jour, à des horaires plus ou moins définis, je n’ai plus l’impression que le nourrir est mon activité numéro 1 de la journée.

Voilà, mon partage d’expérience par rapport à l’allaitement. Je sais que j’ai de la chance d’avoir pu allaiter, de nombreuses mamans aimeraient le faire mais ne peuvent pas pour des raisons physiologiques ou autres. Je suis plus qu’heureuse d’avoir allaité Charles, d’avoir vécu cette expérience singulière dans la vie d’une maman. Mais j’ai voulu aussi vous parler de ces sentiments ambiguës et paradoxaux que j’ai ressentis avec l’allaitement: entre un sentiment de plénitude quand je le regardais téter paisiblement, et à la fois, le poids de la « logistique » et des contraintes. En résumé, j’ai aimé la sensation de l’avoir au sein, mais j’ai détesté tout ce qu’il y avait autour. Pendant que j’allaitais, j’ai peu osé en parler, je culpabilisais car mon allaitement se passait bien, et quand j’ai essayé de raconter ce que je vivais, je n’ai pas été comprise. J’ai l’impression que dans l’esprit des gens si un allaitement se passe bien du point de vue physique, alors tout roule. C’est faux, on a beau avoir assez de lait, un bébé qui tête bien, pas de crevasse, on peut quand même crouler sous la fatigue et se sentir oppressée, ce qui vient quand même bien ternir le « super moment magique ». D’ailleurs, en donnant le biberon, je me sens en parfaite symbiose avec Charles, il a les yeux plantés dans les miens, blotti dans mes bras, c’est tout aussi magique que l’allaitement.

Vivons l’allaitement ou le fait de donner le biberon comme nous en avons envie, ne nous laissons pas culpabiliser. Si des mamans veulent allaiter leur enfant pendant des mois, alors libre à elles de le faire, et si des mamans ne ressentent pas l’envie de donner le sein, il me semble important aussi de respecter ce choix. Rien est alors meilleur pour bébé qu’une maman heureuse et bien dans ses baskets vis-à-vis de ses envies. La maternité est assez complexe comme cela pour se laisser envahir par une quelconque culpabilité.

N’oubliez pas que si vous voulez témoigner sur votre allaitement ou/et le biberon, il y aura une place à ce sujet sur la plateforme que je suis en train de mettre en place. 

Écrivez-moi à mamanmarine84@gmail.com pour plus d’information.

 

61 réflexions sur “Mon allaitement

  1. Merci pour ton retour d’expérience. Je me retrouve beaucoup dans ton ressenti. Ça s’est passé différemment pour moi mais j’étais très pudique et mal à l’aise aussi d’être si peu libre. C’est bête hein. Mais après ma grossesse et césarienne (mal vécue) j’ai eu besoin de retrouver mon corps …qui était d’ailleurs tres défaillant. Bref, donc je comprends tout à fait ce que tu dis. C’est bien d’avoir tenté et surtout de t’être écoutée car pour moi, OUI L’ALLAITEMENT FATIGUE…comme tu dis pour les montées de lait des terres sautées mais aussi pour le fait d’avoir comme tu le dis H24 cette (énorme) responsabilité…ce qui compte c’est de faire ce qu’on peut …et surtout de bien le vivre et d’être en paix avec soi-même !

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  2. Merci pour ton article!
    J’ai accouché d’une petite Isaure le 28 septembre dernier et pour les mêmes raisons que toi je me suis lancée dans l’allaitement. Mes amies déjà maman m’avaient briefé sur les difficultés du début et finalement tout à bien fonctionné assez rapidement . Cependant, au bout de 6 semaines comme toi j’ai commencé à me sentir « oppressé » par ce moment qui devait être qu’un plaisir : alimentation à surveiller, papa qui ne me peut pas m’aider, pas de sorties sans bébé, pudeur …
    J’ai alors décidé de passer au lait infantile et surprise ma petite Isaure a refusé le biberon et le lait ! De ses 6 semaines à ses 12 semaines Isaure a refusé les biberons (lait maternel ou lait infantile). Que ce soit papa qui lui donnait, que nous attendions que la faim soit là rien n’y a fait. Ca a été extrêmement difficile de voir mon bébé réfractaire, stressant car la reprise du boulot approchait et j’avais l’impression d’être un tenu en otage par ma petite poupée. Je voulais partager que l’allaitement est en effet pas évident à mettre en route mais qu’il peut aussi être difficile à arrêter!
    Ma petite Isaure a finallement accepté le biberon mais avec la nounou et lorsque j’ai repris le travail… 😉

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    1. Merci pour ton petit mot! C’est vrai que même le biberon peut parfois être quelque chose de compliqué. Si tu veux témoigner à ce propos pour mon nouveau site internet que je suis en train de mettre en place, n’hésite pas, je suis certaine que de nombreuses mamans seraient heureuses de lire ton expérience! 🙂

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  3. Merci beaucoup pour cet article qui correspond exactement à ce que j’ai vécu, cela fait du bien de voir que je ne suis pas la seule à avoir eu ce ressenti vis à vis de l’allaitement. J’ai attendu 3 mastites extrêmement douloureuses avant de stopper et réaliser que je ne m’epanouissais pas du tout dans l’allaitement. Il faut effectivement savoir s’arrêter quand l’allaitement ne se passe pas bien même si c’est parfois dur à admettre

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    1. Merci pour ton petit mot, l’essentiel c’est que tu sois une maman épanouie et heureuse. Nos bébés sont des petites éponges alors je crois sincèrement que c’est ce qu’il y a de plus important!
      Allaiter ou non, il n’y a pas de notion de « bien » ou de « mal » entre les deux, chacun fait comme il le veut, alors tu as eu raison d’arrêter si tu ne te retrouvais pas dans l’allaitement!

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  4. C’est triste, tu as clairement manqué de soutien et d’information, mais attention à ne pas en propager à ton tour.
    Quand tu dis par exemple qu’après l’allaitement tu as enfin pu boire un verre de vin et manger ce que tu voulais… allaiter n’empêche absolument pas de boire de l’alcool et de manger tout ce qu’on veut: bebe n’a aucun risque d’être ivre si la Maman boit de l’alcool.
    Pareil pour la fatigue: bien géré un allaitement n’est pas du tout fatiguant, au contraire…
    Bref, je comprends qu’on puisse ne pas aimer allaiter pour « vivre sa vie sans son bébé » mais attention à ne pas diffuser de fausses croyances pour autant 😉

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    1. Coucou!

      Je me permets une petite remarque par rapport à ton message que je trouve relativement dur à mon égard.
      Tu parles du fait que je diffuse des « fausses croyances », je crois que tu n’as pas saisi le sens de mon article alors: j’ai juste parlé de mon ressenti, en aucun cas je pense détenir une quelconque vérité. L’allaitement m’a réellement fatigué, c’est un fait. Il ne fatigue peut-être pas d’autres mamans, alors tant mieux pour elles, moi, il m’a fatigué, je le dis simplement sans diffuser une bonne ou mauvaise information.
      Pour le verre de vin, même si l’alcool ne passerait pas dans le lait, il faut tout de même être dans un certain calcul (essayer d’allaiter son bébé juste avant de boire par exemple), l’alcool donne des somnolences aux bébés… Et il y a quand même des choses à éviter dans notre alimentation quand on allaite, c’est un fait, ce n’est pas moi qui invente quoi que ce soit, les pédiatres le disent…

      Belle journée à toi,
      Marine

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      1. Les pédiatres sont malheureusement très mal informés sur l’allaitement car il n’y a rien du tout à changer dans l’alimentation quand on allaite … 😦
        C’est étonnant et dingue à penser mais je t’assure que nombres de professionnels de santé ne sont pas bien formés à l’allaitement.

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        1. Bonsoir,

          Je me permets juste une petite réponse,. Quand j’allaitais et que je mangeais du chocolat ma fille était constipée direct, le chocolat ça constipé, tout comme les bananes et les carottes, c’est un fait. Quand je mangeais des poireau ou du choux bébé avait mal au ventre… Donc on peut manger de tout, oui et non.

          Après pour les mamans à qui ça ne pose pas de problèmes c’est merveilleux et je pense que l’allaitement est alors magique. Mais il faut pouvoir admettre aussi que parfois on a juste pas où plus envie, et ce n’est pas gravissime.

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      2. L’alcool passe dans le lait en plus… Le taux d’alcool dans le sang équivaut à celui présent dans le lait. Sauf que les bébés ont un foie immature et n’ont donc pas la capacité de synthétiser l’alcool comme nous le faisons. Il faut attendre un minimum de 2h avant de remettre l’enfant au sein après un verre d’alcool :/ Et la consommation doit être vraiment occasionnelle 🙂

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          1. Ce que j’ai écrit n’est absolument pas faux. C’est ce qu’il se produit d’un point de vue physiologique… Je n’ai pas dit que l’on ne pouvait pas boire un verre d’alcool. On peut dans des conditions bien définies: directement après la tétée pour avoir le temps d’éliminer, un verre pas plus et de façon occasionnelle… De plus, on manque d’études sur les effets à long terme de l’alcool et ce dernier à un impact négatif sur la physiologie de l’allaitement donc le principe de précaution est préconisé. https://www.lllfrance.org/1175-64-alcool-et-allaitement

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  5. Chère Marine,
    Ainsi que les autres pour vos commentaires, tout cela me remplie d’une tristesse infinie. Cela me conforte dans l’idée que lorsque l’on allaite on est pas assez bien soutenue par les professionnels de santé, l’entourage…
    Je suis actuellement une formation pour devenir conseillère car ce genre de cas, malheureusement je l’ai tous les jours. L’allaitement est compliqué et difficile mais pas seulement… Et surtout, il l’est au début en général.
    Il faut savoir qu’au départ la lactation a besoin d’un peu de temps pour se mettre en place. Souvent entre 6 et 8 semaines C’est malheureusement là que beaucoup de mamans jettent l’éponge. Le fameux pic de croissance fait penser à la maman qu’elle n’a pas assez de lait, car un besoin de téter plus intense. Or, sachant que la production de lait répond à la loi de l’offre et la demande, bébé tète plus pour produire plus, car il grandit et a besoin de plus…
    Il est faux de dire que l’on a plus ou moins de lait, en général une baisse de lactation peut être induite par une prise de contraception, une nouvelle grossesse bref il y a une cause, qui peut se rétablir. Mais jusqu’à ce que bébé ne tète plus, il y aura TOUJOURS assez de lait : donc si bébé tète jusqu’à 8 ans, il y aura du lait durant 8 ans.
    Ensuite pour ce qui est d’être là pour bébé h24, c’est vrai, au début bébé demande énormément, tout le temps… Il a besoin des bras, d’être rassuré, porté, cajolé. Mais n’est ce pas cela être maman? Je comprends tout à fait le besoin de « souffler » un peu de certaines mères. Mais sachez que ce n’est pas parce qu’on allaite qu’on ne peut pas avoir du temps à nous. Papa peut prendre le relai. On peut tirer son lait, papa peut faire du peau à peau, du portage, quand l’enfant a vraiment besoin d’être cajolé : bref, papa a vraiment une place dans tout ce cycle. Et en dehors de l’allaitement. Il n’y a pas que nourrir.
    Ensuite, personnellement, je trouve que l’allaitement est tout le contraire de ce que tu dis: Pas besoin de calcul, de réflexion. Bébé a faim on donne à la demande. Pas besoin de se dire justement s’il a assez mangé, pas besoin de regarder l’horloge, pas besoin de calculer quoi prendre quand on sort, tout est à disposition.
    Quant à faire attention à ce qu’on mange et ce qu’on boit : jamais de la vie ! On PEUT tout faire quand on allaite attention ! Même boire un petit verre à l’occasion (1 verre = 1h pour s’éliminer totalement, de plus ce que reçoit le bébé est égal au taux dans le sang, donc à savoir : rien) Sans abus, on peut tout à fait s’octroyer un verre occasionnellement ! Même en donnant le sein juste après.

    Pour ce qui est du sommeil c’est physiologique pas alimentaire. Il faut savoir que le sommeil chez l’enfant n’est réglé que vers 4-5 ans (et encore, de nouvelles études montrent qu’un enfant à le même sommeil qu’un adulte vers 12-13 ans seulement!) Tu verras avec ton petit bout que son sommeil peut se dérégler vers 1an. Des amis à moi « se moquaient » gentiment en me disant ‘Tu l’allaite toi c’est normal, nous notre petit depuis ses mois il fait ses nuits avec le biberon ». Total : aujourd’hui à un an leur petit bout se réveille depuis 1 mois toutes les heures.

    Enfin, il faut savoir que le lait maternel est un fluide vivant, c’est à dire qu’il s’adapte chaque jour, chaque semaine et même chaque année à la physiologie de l’enfant. Aucun LA ne saurait remplacer cela malgré tout les efforts pour faire des LA de qualités.

    A présent je tiens sincèrement à dire que je ne veux en aucun cas culpabiliser qui que ce soit. Je dis tout cela en toute bienveillance, il y a simplement que ton article à un certain parti prix, et malheureusement j’ai peur qu’il véhicule trop de fausses informations sur l’allaitement. Tu n’es malheureusement pas la seule à avoir eu le sentiment de revivre après l’arrêt de l’allaitement, mais c’est probablement ce qui se serait passé si tu avais continué. Je ne voudrais pas que les mamans qui te lisent suivent ce chemin là également par découragement.

    Si je peux donner mon expérience personnelle, j’ai eu un allaitement laborieux au début, énorme REF, qui donnait des reflux à ma puce, j’ai eu droit aux mastites à répétition, aux grèves de tétées mais j’ai été très bien encadrée. Aujourd’hui ma puce a 6 mois. Elle se réveille 0 à 1 fois par nuit. Elle tète environ 4-5 fois la journée (plus si on est toutes les deux en mode cocooning). Elle n’a encore jamais été malade même quand nous deux étions pliés au lit.

    Chaque mère doit faire ce qu’elle juge le mieux pour son enfant. C’est tout. Ca doit être un choix éclairé.
    Je recommande vivement à toutes celles qui seraient en hésitation de se rapprocher d’une IBCLC ou de groupe de soutiens pour s’aider, car à chaque problème il y a des solutions, et vivre un allaitement trop laborieux, n’est en fait pas normal.

    Belle journée aux mamans, qu’elles allaitent ou non.

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    1. >> Je voulais dire que le sommeil de bebe pouvait se derégler à tout moment. Pas à un an désolée ! Hihi

      Et j’ai oublié de dire que j’avais également eu une césarienne donc pas les meilleures conditions mais ça n’a pas été un frein à mon allaitement au contraire j’ai d’autant plus ressenti le besoin d’être contre mon bebe de suite ! 🙂

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  6. Quelle tristesse de lire ça… vous avez raison de donner votre ressenti, de l exprimer si clairement mais attention sincèrement, à certaines informations fausses que vehiculez sans le savoir bien-sûr.. je conseille aux mamans qui se seraient retrouvees dans vos propos de faire appel à une conseillère en lactation de la leche league. Bonne continuation à toutes 😉

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    1. Coucou!

      Mon histoire n’est pas triste, je suis très heureuse, je vous remercie, tout va bien pour Charles et pour moi!
      Je ne véhicule rien en dehors de mon ressenti et de mon vécu.
      Si l’allaitement était quelque chose de si simple et d’instinctif, alors je ne pense pas que le métier de conseillère en lactation existerait. 😉
      Bonne continuation!

      Marine

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  7. Il est bien difficile de prédire la maman qu’on sera et les choix que nous ferons. Je tenais un discours bcp moins convaincu que toi « j’allaiterai si je peux » « on verra bien » « si cela ne marche pas je ne m’acharnerai pas ». Sauf que les premiers jours de vie de mon fils ont été compliqués, et malgré les crevasses, les engorgements, les mastites, sa lenteur à prendre du poids (parce que je manquais de lait m’a-t-on dit, lol), je me suis retrouvée à m’accrocher à cet allaitement. J’ai repris mon travail lorsque mon fils avait 5 mois, et j’ai tiré mon lait. Aujourd’hui, il a 3 ans, va à l’école, et est toujours allaité. Comme quoi… J’ai aussi découvert l’allaitement, et combien nous manquions d’informations, de formations à ce sujet entre autres. Avant la naissance, on a la prépa à la naissance. Après… Et bien après, on se retrouve bien seule avec tous les bons et mauvais conseils de tata Juliette et tante Claire… Dans notre société, on est un peu déconnectée de notre instinct, on a tout un tas de fausses croyances et de préjugés, on ne s’écoute pas assez et surtout, on n’est pas assez entourée/accompagnée. L’allaitement c’est un art, une culture ancestrale, qui se transmet. Une femme allaitante doit être accompagnée, entourée, encadrée. Dans d’autres cultures, les femmes ne font que cela, allaiter. Mais ici non. Il faut être une mère, une épouse, une ménagère, une cuisinière, une travailleuse, une amie, une sportive, une bombe… Bref, un peu lourd à porter tout cela, et la vie est faite de choix, chaque choix impliquant un renoncement. Le pic de croissance des 6 semaines, et celui des 3 mois, sont souvent très costauds. En proie aux doutes et aux injonctions, de nombreuses mamans jettent l’éponge en se disant que, de toute façon, avec la reprise du travail imminente (une honte!), autant sevrer. Pire que cela, l’allaitement d’un bambin est souvent extrêmement mal perçu et victime des pires idées reçues.
    Bon, pour couper l’herbe sous le pied aux préjugés, allaiter c’est parfois difficile, mais c’est aussi magique, et le lait maternel est ce qui est le plus adapté aux besoins d’un bébé/bambin, et ça, c’est certain. En occident, nous avons de la « chance » (parfois j me demande si c’est une chance mais c’est un autre débat qui soulève beaucoup de logiques économiques) : avoir le « choix ».
    Un enfant, c’est un engagement de toute une vie. On ne vivra/dormira jamais tout à fait pareil avec cette grande responsabilité.
    Bonne continuation.

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    1. Chère Julie,

      Misère! Quel manque de respect.

      Le témoignage de Marine révèle plusieurs sujets à la fois et notamment les difficultés de l’allaitement, souvent très peu abordés. Certes, quand tout cela fonctionne bien on peut s’autoriser à fanfaronner et à donner de bons conseils et encore avec bienveillance c’est mieux! Je suis très favorable à l’allaitement mais j’accepte aussi que des mamans optent pour un autre mode tant que l’équilibre est trouvé avec son bébé. A toutes les mamans : Assumez votre part d’égoïsme!! Heureusement que notre bien être reste aussi une de nos priorités et ce pour l’équilibre de tous dans le foyer. Elle me font bien sourire les mamans qui optent pour : Se donner, s’abandonner, s’oublier, se priver et finalement tout quitter ! Allez courage Julie, Votre aigreur devrait bien se soigner avec le temps.

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  8. Très bel article ! J’ai tenu 6 mois mais avec le recul, je crois que j’aurais aimé pouvoir dire stop avant, comme toi. Parce que je me suis littéralement épuisée… Comme tu le dis, c’est très beau d’allaiter mais ca impliqué un tel don de soi qu’il faut être archi entourée et/ou ne faire que ça. Tu as bien fait de t’écouter, j’ai l’impression que c’est la clé pour être d’une bonne maman 🙂 Bonne continuation Marine !

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  9. Merci pour le partage ! Je pense en effet qu’il faut savoir s’écouter et faire ce avec quoi on est à l’aise sans culpabiliser ! Se forcer dans un sens ou dans l’autre rend la maman malheureuse et le bébé mal… Comme tu le dis, une maman bien dans ses baskets c’est le plus important 🙂

    Je vais essayer de m’atteler à un témoignage sur l’allaitement car j’ai vécu les choses assez différemment et je pense que ma sage-femme et mes lectures préalables à la naissance ainsi que la chance que j’ai eu lors de mon accouchement ont beaucoup influencé les choses.

    Merci encore pour ton témoignage très honnête et déculpabilisant.

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  10. Bonsoir Marine,

    J’ai trouvé ton article très intéressant et plein de sincérité ! Merci pour ce partage d’expérience et cette transparence sur ton vécu de maman mais aussi de femme.

    Je n’ai pas encore la chance d’etre Maman mais tous les sujets qui concerne la petite enfance en général me passionnent étant donnée que je suis éducatrice de jeunes enfants de formation.

    Ce que je pense c’est que pour être bienveillant envers son enfant, il faut avant tout l’être envers soi-même et c’est exactement ce que tu nous a fait partager à travers ton expérience de l’allaitement.

    Merci pour cela et très belle soirée à toi! 😊

    Joanna

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  11. Bonsoir Marine,
    Bravo pour ce bel article et merci de nous faire partager ton expérience sur l’allaitement.
    Je me suis tellement reconnue !
    L’allaitement est avant tout un choix personnel, mais comme tu le dis on est pas réellement préparer !
    Pour ma part, j’ai 3 enfants et j’ai allaiter que mon aînée. J’ai aimé le faire et le lien qui nous unissait moi et ma fille était très fort !
    Par contre, je me suis sentie comme toi, tellement seule, complètement dépendante de ce petit être, que moi pour nourrir mon bébé qui réclamait toutes les 2 heures !!!
    Et OUI l’allaitement ça fatigue, OUI l’allaitement a ses contraintes (pas d’alcool, alimentation équilibrée, on se pose mille questions…est ce qu’ il a pris assez ?? )
    Bref pour ma part, L’allaitement a durée 6 semaines !
    J’avais besoin que mon mari m’aide et prenne le relais et surtout me retrouver « moi » et mon corps de femme.
    Du coup pour mes 2 autres enfants le choix a été : biberon ! Et sans regrets.
    Arrêtons de faire culpabiliser les mères, chacune fait comme elle le sens !
    Belle soirée Marine.❤

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  12. Honnêtement ce que vous avez vécu nous sommes nombreuses à l’avoir vécu aussi. Je vais être crue mais on emmerde les ayatollahs de l’allaitement. Chacune fait bien ce qu’elle veut. L’essentiel est en effet d’etre Épanouie c’est bien là le premier soucis du nourrisson. Les mères la morale se permettent de culpabiliser et avec violence qui plus est. C’est lamentable..

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    1. Les jugements, la morale, la culpabilité …c’est hallucinant !

      Votre article n’a pas été compris et c’est bien dommage !
      Merci pour ce partage d’expérience ! Et n’oubliez pas qu’il y aura toujours quelqu’un pour « prêcher la bonne parole » alors vaut mieux en rire et continuer de s’écouter !

      (Personnellement j’allaite à la demande, ça se passe très bien mais je vous comprends totalement (je suis aussi fatiguée, j’ai un régime alimentaire…))

      Très bonne soirée

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  13. Chère Marine,
    L’allaitement était aussi une évidence pour moi pour la seule et unique raison, donner le meilleur lait à mon bb. Un petit sacrifice de quelques mois. Je savais en théorie ce qui m’attendait mais la realité était encore plus difficile, surtout les 3 premiers mois. Je me retrouve dans ton vécu à 200%. Le papa m’a bcp aidé et surtout j’ai consulté une experte en lactation et sommeil bb et tout s’est amélioré petit à petit. J’ai allaité 9 mois jusqu’à la reprise du travail. Et mine de rien cela m’a manqué après : cette liberté et légèrete de ne pas porter nourriture pour bb lors des sorties/voyages (des 3 mois)! Quel bonheur ! La pudeur a disparu et s’est tranformé en fiereté pour moi. J’avais réussi ce défi ! C’en est vraiment un et il ne faut pas juger les expériences des autres mamans car chacune a sa propre expérience sur ce sujet sensi.
    La bienveillance doit rester de mise! L’essentiel est de partager et échanger.
    Belle année à toi et à tes amours.
    D.
    Belle

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  14. Juste sur l’alcool, parce que je suis desolee mais autant le ressenti d’esclavage quand on nourrit son bebe est personnel (et d’une tristesse infinie, mais soit), autant je ne peux pas laisser dire des âneries telles que « pas d’alcool en allaitant ».

    Le taux d’alcool dans le lait est le meme que dans le sang. Donc meme si vous buvez comme un trou au point d’avoir dans le sang 1g par litre (4 à 6 verres), votre lait aura 1g d’alcool par litre. Une tétée c’est 100ml environ, donc 0,1g d’alcool. C’est rien! Rien du tout! Il y a beaucoup plus d’alcool dans une cuiller de sirop contre la toux ou de « quiétude » des laboratoires Boiron.

    Alors évidemment qu’il ne faut pas boire comme un trou quand on s’occupe d’un bebe, et meme quand on a pas de bebe. Mais les recommandations pour les femmes allaitantes sont les MÊMES que pour tout le monde: boire avec modération.

    Donc non: il n’y a rien à calculer quand on allaite et qu’on veut boire une coupe ou deux.

    Et d’une manière générale je crois qu’il faut vraiment assumer le fait qu’on avait juste pas envie d’allaiter, au lieu de raconter n’importe quoi sur l’allaitement (Que c’est épuisant, qu’on devient esclave de son enfant, qu’on ne peut plus manger ou boire ce qu’on veut…).

    Et par pitié… mais arrêtez avec cet argument à deux balles du « mieux vaut un paquet de chips avec bonheur qu’un repas sain à contre cœur ». Bien sûr que de culpabiliser est normal quand on refuse le meilleur à son bebe. Personne n’ira vous jeter la pierre parce que tout le monde s’en tape que Charles soit au sein ou au biberon; mais arrêtez de vous trouver de fausses excuses: vous ne vouliez juste pas allaiter, vous n’en aviez pas envie. Et c’est votre droit. L’allaitement en lui même n’a rien à voir là dedans: nul besoin de décourager les futures mamans. 😉

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  15. Et dernière chose: j’en discutais recemment avec une Maman sénégalaise, qui me disait à quel point les femmes trouvent choquant là bas toutes ces Françaises qui ne veulent ou ne « peuvent » (soit disant…) pas allaiter et qui étalent sur internet leurs petits états d’âme.

    Avez vous conscience d’avoir des problèmes d’enfant gâtée? Que pour la quasi totalité de l’humanité c’est allaite ou laisse mourir ton bébé? En l’absence de lait infantile vous ne vous poseriez même pas la question d’allaiter ou pas, d’être « esclave » de votre enfant ou pas. De le nourrir avec bonheur ou à contrecœur. Ces états d’âme vous les avez parce que la société de consommation vous pousse à faire passer vos besoins avant ceux de votre enfant.

    La question n’est pas que vous vous soyez sentie esclave, que vous ayez eu des états d’âme ou que sais je encore. Le fait est que vous aviez de quoi le nourrir artificiellement à votre disposition, moyennant finances, et que ça tombait tres bien parce que vous n’aviez aucune envie de le nourrir vous même. Il faut juste dire les choses 🙂

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    1. Bonjour!

      J’aimerais ou plutôt j’aurais aimé discuter avec vous, mais votre hargne, votre manque de bienveillance et votre intolérance dans vos propos m’en empêche malheureusement.
      J’ai beaucoup de mal à converser avec des personnes aussi peu ouvertes d’esprit et je donne peu de crédibilité à des propos trop extrêmes, c’est dommage car certains des sujets que vous abordiez étaient très intéressants, notamment sur le fait que notre société a le choix d’allaiter ou non, ou l’alcool et l’allaitement.
      Pour répondre à une seule chose qui me choque, je crois effectivement qu’il était mieux pour Charles qu’il prenne le biberon plutôt que de voir une mère malheureuse qui lui donnait le sein. C’est une des bases de la psychologie du développement, l’enfant a avant tout besoin d’une mère heureuse, l’enfant est une éponge et son ressenti s’adapte en miroir à celui de sa mère. Mais bon la psychologie, ça ne doit pas réellement vous parler étant donné votre manque d’empathie et votre capacité à juger les choix de quelqu’un sur un texte de 1300 mots. Voyez-vous, moi je ne me permettrais pas de tirer des conclusions à votre égard en m’appuyant simplement sur quelques commentaires mal placés, et pourtant j’aurais des choses à dire, car vos propos en disent long sur vous, mais jamais je ne me permettrais.
      Une dernière chose, étant donné que ce sont les autres mamans qui vous intéressent (moi étant déjà passée dans la catégorie « mauvaise mère »), pour avoir discuté avec beaucoup de futures mamans suite à plusieurs messages très violents des mamans pro-allaitement sur mon blog, faites attention, car votre manière de dire les choses en choque plus d’une. Votre intolérance et vos propos extrêmes découragent les mamans. En défendant l’allaitement de cette manière, c’est vous qui véhiculez une image erronée de l’allaitement, vous faites de la contre-pub à l’allaitement toute seule, à côté Maman Marine qui manque de sommeil en allaitant, ce n’est rien! Je crois aussi qu’au Sénégal, les femmes s’encouragent, se soutiennent avec l’allaitement, en France on s’octroie le droit de balancer des méchancetés gratuites sur internet, juste parce que l’on est pas d’accord avec le ressenti de quelqu’un… Quelle triste ironie…

      Bonne journée,
      Marine

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      1. Oui, au Sénégal les mamans s’entraident. Elles s’apportent des solutions.
        Elles ne se disent pas entre elles: « j’ai trouvé que c’était de l’esclavage » ou « à la moindre difficulté j’arrête » voire « tu sais, si tu n’aimes pas ça… t’as qu’à arrêter, moi j’ai eu horreur de ça! ».
        Quant à la psychologie… bien sûr qu’il vaut mieux qu’une Maman soit épanouie. La question est comment se fait il qu’on puisse se sentir esclave de son enfant… en le nourrissant? Tu parles de fatigue: oui, avoir un bebe est fatiguant. Un bebe se réveille la nuit, il faut s’en occuper, il dépend entièrement de nous, et ça n’a rien à voir avec l’allaitement. En bref: peut être faut il résoudre d’autres problèmes psychologiques (peurs vis à vis de la maternité?).

        Mais une chose est sûre: ici l’allaitement sert de bouc émissaire à d’autres problèmes, et je trouve vraiment dommage de les diffuser parce que des mamans peu informées pourraient croire à ces faux prétextes (ne pas pouvoir manger ce qu’on veut, devoir se priver d’alcool, ne pas pouvoir passer le relai, être épuisée: non, c’est faux!) et se décourager d’avance.

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        1. Lau,
          Faut se détendre un peu derrière votre écran.
          Il est vrai que parce qu’il existe des situations terribles dans le monde on devrait censurer nos propos et bafouer notre liberté d’expression! Vos commentaires complètement extrémistes vont faire fuir les jeunes mamans qui s’interrogent sur l’allaitement! Optez pour l’accompagnement et la bienveillance au lieu de jeter votre venin de la sorte.

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  16. En fait tu te serais contentée de ton ressenti (« j’ai pas aimé ça, et d’ailleurs j’étais de toute manière pas très motivée à la base ») personne n’aurait rien trouvé à y redire.
    Le soucis c’est ce que tu appuies ton ressenti personnel et légitime par des arguments aussi faux les uns que les autres (fatigue, alcool, alimentation de la mère, impossibilité de passer le relai, esclavage, réveils la nuit plus fréquents à cause de l’allaitement, lait maternel qui donne des gazs…)

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  17. C’est fou comme le sujet ne laisse pas indifférent 🙂

    Je pense que les femmes en France manquent d’accompagnement. L’allaitement est tabou et on prépare pas assez aux chamboulements que ça représente ! Un livre que j’ai lu en fin de grossesse (qui avec l’accompagnement de ma sage-femme m’a beaucoup aidée) : Le guide de l’allaitement naturel écrit par Ina May Gaskin (sage-femme admirable au passage). L’allaitement dans les pays industrialisés n’est pas supporté autant qu’ailleurs pas le personnel médical ou même la société… Pour des raisons financières sûrement ! Je suis d’accord avec Marine concernant le fait que pour faire évoluer les choses, la compassion est la clé. J’allaite ma fille et c’est génial. J’espère l’allaiter jusqu’à ce qu’elle décide que c’est fini et j’ai une très bonne amie qui allaite encore sa fille d’un an et demi et elle m’aide beaucoup à gérer avec la reprise du travail, etc. Je pense que c’est plus ça dont on a besoin pour faire avancer les choses !

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  18. Je suis particulièrement choquée de lire tous ces commentaires…
    Un article qui parle de ressenti…un ressenti est une forme d’émotion, et l’émotion est une vérité intérieure, non-négociable et certainement pas critiquable!!!!!!! C’est admirable d’avoir déposé cela ici…un sujet très personnel…
    Ce n’est pas un débat ici…
    Une maman épanouie, fait un bébé épanoui…la base. Quoi qu’on en pense et quoi qu’on décide pour y arriver…
    Belle journée à toi Marine…xxx

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  19. Je plussoie Kropp… Dommage que ce soit mal perçu 😦 Mais c’est un sujet qui fait tellement (vite) débat. Maintenant c’est vrai que parfois, on reçoit de mauvaises info et on les répète (sans savoir, ni sans aucune volonté de transmettre de mauvaises info) notamment concernant le « plus de lait ». Mais quand bien même, l’intention étant d’exprimer ton ressenti, il n’est pas nécessaire de venir (te) critiquer pour cela. Je n’ai pas ressenti ce que toi tu décris, j’ai vécu un très chouette allaitement qui s’est terminé de « nous-même », quand Mini G a pris le chemin de la crèche, je changeais de boulot et cela devenait compliqué (pas impossible hein) pour moi de tirer mon lait, ce qui fait qu’à la longue, il s’est habitué au biberon et téter le « fatiguait », il a plusieurs fois refusé le sein, et je n’ai pas forcé sachant qu’il avait déjà 5 mois, et qu’avec mon nouveau job, ca devenait lourd le réveil de 3H du matin. Enfin… Oui, il faut une maman épanouie pour un bébé épanoui, et ça vaut pour tout.. Courage Marine 😉

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  20. Mais que beaucoup d’entre vous sont dures envers Marine ! On dit que la parole se libère sur les difficultés de devenir maman, le baby blues mais dès qu’il s’agit de parler des difficultés de l’allaitement, dès qu’on ose dire qu’on ne s’est pas épanouie dans ce rôle on se fait taxer de mauvaise mère qui n’assume pas son rôle et n’a rien compris aux enjeux de la maternité… Non je ne me suis pas épanouie dans mon allaitement, je n’ai pas ressentie de symbiose avec mon enfant dans ce geste : ça ne fait pas de moi une personne avec des problèmes psychologiques vis à vis de la maternité comme j’ai pu le lire… J’ai continué à allaiter malgré trois mastites très douloureuses et non les mastites ne sont pas arrivées parce que j’avais mis en péril mon allaitement comme j’ai pu le lire : ma fille tétait de jour comme de nuit toutes les 2h ! Je suis heureuse d’avoir allaité ma fille 3 mois mais je n’aurai pas pu aller plus loin et ça ne fait pas de moi un monstre des pays qui fournissent du lait maternisé…

    Je me suis épanouie dans chaque geste de la maternité : changer ma fille, la baigner, la câliner, admirer ses premières expressions, l’aider à s’endormir, je me suis levée toutes les nuits, je l’ai nourri, rassurée et endormie, admirée à chaque instant, ça n’empêche que la fatigue est là, qu’on ne sait pas vraiment comment on y tient et que l’allaiter n’a jamais été une évidence pour moi.

    Au contraire de vous qui dénoncez mesdames, je pense qu’il faut plus d’article comme celui-ci. Lorsque j’étais enceinte, on ne m’a présenté l’allaitement que comme un bonheur absolu, comme facile à mettre en place et sans problème « si on le fait bien ». Je n’ai eu, de la maternité en particulier, aucun discours sur les difficultés que l’on peut rencontrer. Et quand je les ai rencontrées, je me suis convaincue que j’étais mauvaise… jusqu’à ce que j’ose discuter avec des amies qui avaient eu le même ressenti mais n’osaient pas en parler non plus.

    Cet article ne décourage pas de l’allaitement. Les femmes doivent savoir que comme pour tout, la grossesse notamment, pour certaines ce sera facile, ce sera un moment heureux – et pour d’autres ce sera beaucoup plus difficile. A chacune de faire ses choix – sans jugement – sans agressivité. Nous sommes toutes des femmes, des mères et l’entraide devrait être le maître mot.

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    1. Je suis d’accord avec tes deux derniers paragraphes. Il ne s’agit pas ici d’un « combat » entre mamans, ni de juger. Simplement de ne pas véhiculer d’idées fausses, y compris pour l’auteur qui pense peut-être vraiment que certaines choses qu’elle partage sont vraies (le mythe du manque de lait, la mastite qui marque la fin de l’allaitement, la non consommation d’alcool, le régime alimentaire, et j’en passe).
      Hélas, dans notre monde où les réseaux sociaux ont pris de la place, lorsqu’on a 16 000 abonnés et qu’on les « recherche »/fait de la promo, on a une responsabilité, on véhicule un parti pris et une opinion.

      Il n’y a pas de mode d’emploi pour être parent, ni de diplôme, comme je disais plus haut, nous faisons toutes des choix en notre âme et conscience et encore une fois, ce que fait ressortir cet article (qui a l’intérêt de libérer la parole!) c’est les difficultés communes et le manque d'(in)formation, de partage, d’écoute, de soutien et d’accompagnement les premiers mois (et même après!)…

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      1. Bonjour Nathalie,

        Sous couvert d’une pseudo bienveillance, je vous trouve dans le jugement et vous faites quelques raccourcis.

        Je ne prétends pas détenir une quelconque vérité, je parle simplement de MON ressenti, MON vécu, MES difficultés, et de MES choix. Je n’impose rien à personne, je ne dis pas ce qui est bien ou mal, j’explique simplement comment j’ai vécu MON allaitement.
        Je n’ai JAMAIS dit qu’une mastite signait la fin d’un allaitement, c’est moi qui ai pris la décision d’arrêter l’allaitement après ma mastite, plein de mamans persistent après une mastite, je les admire, je n’ai pas eu la force. Dois-je me justifier à cet effet? Non.
        Pour ce qui est du manque de lait, j’en parle quand je suis passée à l’allaitement mixte, pas avant. Je ne stimulais plus ma lactation dans le but d’arrêter, j’avais donc moins de lait, c’était normal, c’était ce que je recherchais. Où est la fausse information dans mes propos?
        Alors vous aussi, arrêtez de dire un peu n’importe quoi sur mon article, prenez le temps de le lire et évitez les amalgames.

        Deuxième point, vous semblez détenir LA vérité sur la fatigue ou non de l’allaitement, sur le fait de ne pas avoir besoin de faire attention à son alimentation ni à sa consommation d’alcool. Vous dites qu’il n’y a pas de mode d’emploi pour être parent, alors pourquoi venez-vous jouer les donneuses de leçons sur l’allaitement?
        Au lieu de vous battre contre une blogueuse qui a 16000 followers, allez plutôt faire la chasse à TOUS LES SITES DE PARENTALITE, AUX PEDIATRES, AUX SAGES-FEMMES, ETC. qui répètent sans arrêt que l’allaitement fatigue, qu’il n’est pas toujours simple de tirer son lait car cela peut dérégler l’allaitement, qu’il faut faire attention à son alimentation pour ne pas donner un gout particulier à son lait ou des gaz au bébé, qu’il ne faut pas boire d’alcool ou alors très peu, et ce, à un moment précis afin d’éviter toute somnolence chez l’enfant, etc.
        Au moins vous mettriez vos grandes connaissances à profit.

        Marine

        PS: pour info, j’ai eu le retour de beaucoup de mamans, qui ont été très soutenues pendant leur allaitement, pour qui l’allaitement se passait très bien et qui ont quand même pris la décision d’arrêter. On arrête pas un allaitement juste à cause d’une mauvaise information, un manque de soutien ou autre, on peut aussi arrêter par choix. Laissons la liberté aux mamans de vivre les choses comme elles le souhaitent.

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  21. Merci pour ton article, je partage ton ressenti et je suis choquée par certains commentaires. Malgré les ateliers allaitement et autres informations que j’ai pu obtenir pendant la grossesse je me suis retrouvée vite dépassée. J’avais beaucoup de lait au début, et j’aurais souhaité lui donner en biberon mais on nous a conseillé d’éviter dès les premiers mois car cela pouvait induire une confusion sein/tétine, je me suis encore plus sentie bloquée, rien que l’idée d’aller se balader j’angoissais car je me demandais quoi faire si elle réclamait en plein magasin ou en pleine forêt, puis un jour j’avais préparé un biberon de mon lait pour une sortie et mon compagnon s’est retrouvé seul avec notre fille qui s’est mise à hurler, ne sachant plus quoi faire il lui a donné le biberon ça l’a tout de suite apaisée et on est devenus plus sereins à partir de ce moment là. J’ai allaité exclusivement jusqu’aux 4 mois de ma fille puis suite aux visites médicales nous avons remarqué qu’elle prenait de moins en moins de poids, pourtant j’allaitai comme j’avais l’habitude de faire, en privilégiant la position allongée la nuit qui nous convenait à toutes les deux. Ce déclin de poids m’a fait me poser beaucoup de questions, est ce que mon lait est assez riche en nutriments, est ce que je mange assez bien etc. Après la privation intense pendant la grossesse j’en ai un peu profité après l’accouchement mais je n’ai pas l’impression de mal manger non plus. Du coup j’ai commencé la diversification et à introduire du lait infantile, et tout s’est bien passé, sauf que fallait que ça nous tombe dessus, on avait choisi le milumel bio et quelques semaines plus tard, polémique sur les salmonelles. Par chance notre lot n’étais pas contaminé mais il a fallu trouver une solution, je suis repassée à l’allaitement exclusif le temps de trouver un autre lait, mais c’est pareil, mon corps s’était habitué à une certaine quantité de lait et j’avais l’impression qu’elle ne mangeait pas assez même si je la sollicitais plus souvent. Trouver un lait qui lui convienne a été difficile mais effectivement, je partage ton avis, avec les biberons, on se sent un peu plus soulagée et il est normal de vouloir se reposer après tout !
    Elle a 6 mois maintenant, je l’allaite toujours la nuit (malgré un biberon le soir et des céréales au quinoa et vanille elle a toujours un petit creux, mais je soupçonne qu’elle aime ce petit câlin nocturne ^^), le matin et dans la journée quand c’est nécessaire, elle mange un pot de légumes le midi et un pot de fruit au goûter, Mais elle prend toujours une petite quantité de poids, par contre elle grandit. Je déculpabilise peu à peu mais la transition reste difficile pour moi par moment. Je suis prise entre 2 émotions différentes, à la fois j’aime beaucoup l’allaiter mais d’un autre côté, j’aime aussi prendre un peu de temps pour moi, car je pense que c’est nécessaire pour garder un bon équilibre et un moral plutôt positif. Il est tout aussi nécessaire d’avoir un soutien car on peut traverser des phases émotionnelles assez intenses. Nous ne sommes pas programmées pour comprendre tout, je trouve certains commentaires déplacés, désolée pour le roman ^^ Je te remercie infiniment pour ton article et te souhaite une bonne continuation 🙂 Les choix que l’on fait pour nos bébés sont souvent les meilleurs 😉

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  22. Je n’ai pas grand chose à ajouter, beaucoup de belles choses ont été dites, beaucoup d’horreurs aussi… Je tenais simplement à t’apporter tout mon soutient Marine pour cet article qui résonne pour nombre de jeunes mamans!
    Un grand MERCI et au plaisir de continuer à te lire!

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  23. J’allaite ma fille depuis 6 mois et comme pour toi tout n’a pas été si simple au début! Pics de croissance, questionnements… en plus je ne mange pas beaucoup et donc produit peu de lait, j’ai dû me résigner à donner des biberons de lait en poudre il y a 2 mois en complément pour faire repartir sa courbe de poids… Mais maintenant que ma fille a 6 mois, que nous pourrions arrêter, et bien je repousse… je garde 2 tétées par jour, et j’adore ces moments rien qu’a nous. Mon lait se fait de plus en plus rare, la fin approche je le sais. C’est étrange, au début les difficultés nous paraissent insurmontables, et puis ensuite l’allaitement devient un indispensable… 😉

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  24. Bonjour. moi qui suis un homme, je voudrais remercier Marine pour son temoignage extremement utile mais surtout COURAGEUX et lui dire a quel point je compatis quand je lis les torrents de boue qu’elle a du affronter.
    j’ai beaucoup aime le paragraphe sur le metier de conseillere en lactation.
    Ma fille a 16 ans maintenant, elle n’a ete allaitee que quelques jours, n’a aucune allergie ni

    aucune maladie infantile
    ,

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  25. Salut !

    Je comprends ton ressentit mais il est tellement différent du mien ! Par contre, il y a quelques mythes dans ton article (pas que ce soit grave mais si jamais ça peut servir) :
    – on peut allaiter et boire de l’alcool;
    – on peut allaiter et manger normalement (sauf grosse allergie);
    – les coliques / gaz arrivent aussi bien aux bébés allaités / biberon;
    – un bébé qui ne fait pas ses nuits n’est pas un bébé qui a faim donc le mode de nourrissage n’a aucun impact.

    Tu as pris une décision adaptée a ta situation, personne ne doit te juger :).

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    1. Coucou!

      Merci pour tes précisions.
      Je ne dirais pas « mythes » mais ressentis ou vécu comme tu le dis dans le début de ton commentaire, mon bébé avait moins de gaz en prenant le biberon et il a fait ses nuits. Coïncidences ou non, je n’en sais rien, je ne prétends détenir aucune vérité sur ces sujets, tout est subjectif, mon article s’intitule MON allaitement et non L’allaitement. Je suppose donc que pour d’autres mamans les choses seront bien différentes, et fort heureusement. Je n’encourage à aucun moment les mamans à arrêter l’allaitement pour que leur bébé n’ait plus de colique/gaz ou qu’il fasse leurs nuits.
      Et pour ce qui est de l’alcool et manger tout ce que l’on souhaite, c’est un grand débat, je crois que la communauté scientifique n’a pas encore fini de trancher. Je reste donc sur ma réserve.

      Belle journée à toi,
      Marine

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