Petits remèdes suite à une fausse couche

Voici mes petits conseils personnels qui pourront peut-être vous aider à surmonter cette étape! La petite liste que j’ai faite est non exhaustive et elle est liée à mon expérience. N’hésitez pas à la commenter afin d’apporter vous aussi vos conseils si vous en avez!

  • Ne culpabilisez jamais en vous disant que vous êtes fautive! Il n’est pas rare de vouloir rationaliser les choses quand elles sont difficiles à accepter. Par conséquent, nous avons tendance à penser que tout arrive par notre faute, c’est la réponse la plus simple qui nous vient à l’esprit car elle nous évite de faire face à l’inconnu qui nous effraie. Mais ce n’est pas le cas avec les fausses couches, l’explication est scientifique et rationnelle: l’embryon n’était pas viable. Alors ne portez pas sur vos épaules le poids de cette perte!
  • Laissez faire le temps. Après ce type de choc, parfois nous vivons dans un état de sidération (stupeur émotionnelle) où nous avons l’impression de ne plus rien ressentir, c’est tout à fait normal, c’est un mécanisme de défense que nous mettons inconsciemment en place lorsque la verbalisation des évènements est encore difficile. Avec le temps les choses vont se délier, vous n’êtes pas sans coeur, vous tentez simplement et légitimement de vous protéger! Vous allez passer par des sentiments différents, c’est tout à fait normal, le temps vous aidera à y voir plus clair, à les comprendre et à les apprivoiser.
  • Soyez indulgente. Un autre état très connu après un traumatisme, c’est l’effondrement. Votre tristesse est inconsolable, vos pensées sont envahies par cette perte, ce sont beaucoup de bouleversements, c’est le chaos et vous ne voyez pas de solution immédiate. C’est normal, vous venez de perdre l’équilibre que vous pensiez avoir trouvé. Tout va se reconstruire petit à petit, vous allez intégrer ce traumatisme et commencer à vivre avec afin de trouver un nouvel équilibre, ne vous mettez pas la pression.
  • Une fausse couche n’est en rien un échec, elle est synonyme d’une étape dans votre parcours, oublier n’est donc pas la solution! « Faire son deuil » ne consiste pas à effacer ce qui s’est passé, mais il participe à la construction de son oubli et il permet de continuer à vivre avec cette part qui nous fait mal.
  • Ne vous isolez pas, parlez-en à vos proches, à des psychologues/psychiatres (si vous en ressentez le besoin) ou même sur des forums comme moi j’ai fait. Je vous assure que le fait de parler de sa fausse couche, de venir déposer à quelqu’un ce que vous avez sur le coeur vous soulagera du poids de cette perte et vous aidera à faire le deuil de ce que vous venez de vivre. Et c’est cette même blessure, une fois qu’elle commence à guérir, qui peut devenir une ressource pour se reconstruire et avancer.
  • Ne laissez personne vous juger. Comme je le disais dans mon article, chacun vit sa peine comme il le souhaite et surtout comme il le peut, avec ses ressources, son vécu et ses mécanismes de défense qui lui sont propres. Recevoir du soutien et des conseils est souvent plaisant, mais attention à ne pas vous laisser envahir par des jugements qui ne vous aideront pas à avancer. Certaines personnes (personnel soignant ou proches par exemple) qui ne sont pas forcément malveillantes, peuvent parfois maladroitement minimiser la fausse couche et son impact sur votre vie. Sachez faire le tri dans ce qui peut vous être dit et ne vous formalisez pas trop, éloignez-vous simplement de ce type de discours si vous sentez qu’il ne vous aide pas à aller mieux.
  • Ne doutez pas, ne perdez pas confiance. Vous avez la volonté de devenir maman, vous aurez alors toutes les ressources nécessaires et la force pour surmonter cette étape. Une bonne nouvelle arrivera bientôt et vous le savez au fond de vous! Optimisme est le maitre mot de cette aventure! Courage à toutes!

9 commentaires sur « Petits remèdes suite à une fausse couche »

  1. Précieux conseils ☀ je rajouterai à cette liste, de se fixer des objectifs et buts à atteindre. C’est ce qui m’a permis d’avancer dans ma vie. J’ai finalement fini par me demander si les études que j’étais en train de faire me plaisaient réellement.. j’ai donc laisser tomber le design textile dans l’école renommée dans laquelle j’étais pour le consacrer à ma passion de toujours (les enfants malades).. oui c’est très lié à ma vie personnelle. Je prépare donc mon concours d’auxiliaire de puériculture ihi. Enfin voilà.. *racontage de vie* fini. Bref, je rajouterai les objectifs ! 😊😊

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    1. Bonjour!!

      Je te remercie de partager tes petits conseils et je suis entièrement d’accord avec toi! Se fixer des objectifs permet effectivement de voir plus loin, d’éviter de trop penser à ce qu’il s’est passé, et surtout d’avoir une vision positive de l’avenir!
      Bon courage pour ton concours, quel merveilleux métier tu prépares!

      À bientôt,
      Marine

      Aimé par 1 personne

  2. Je n’aurais pas pu faire mieux. Personnellement, j’ajouterais quand même de s’entourer mais de ne pas oublier de vivre normalement, à deux. En effet, après avoir perdu notre bébé, mon conjoint et moi avons été très entourés. Pendant deux semaines, nous avons été invités dans nos familles, chez nos amis. Du coup, on pensait que ca allait. En fait, le plus dur ca a été de nous retrouver à deux, dans notre vie « normale » mais sans l’attente du bébé!

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